Eoliennes et infrasons

 C'est un fait qui ne peut être nié puisque l'on peut lire sur le site de France Energie Eolienne (FEE est le porte-parole des professionnels de l’éolien en France) : « Les éoliennes, tout comme le vent dans les arbres ou la circulation automobile, émettent des infrasons, c’est-à-dire des sons de basse fréquence, inférieure au seuil audible par l’oreille humaine. » 

Cependant dans les études d'impact les promoteurs éoliens prétendent par un raccourci intellectuellement malhonnête que les  infrasons n'ont  aucun impact sur la santé humaine ou animale puisqu’ils sont inaudibles. 
C'est aussi pertinent que d'affirmer que la radio-activité est inoffensive parce qu'on ne la voit pas ou que le gaz carbonique n'est pas mortel puisqu'on ne peut le sentir !   




L’Institut National de Recherche et de Sécurité indique dans sa publication « Hygiène et sécurité du travail » 2eme tri. 2006  :

« EFFETS PHYSIOLOGIQUES : Les effets physiologiques des infrasons, comme ceux de tous les bruits, dépendent du niveau reçu. À faible niveau, autour du seuil d’audition, des réactions de fatigue, de dépression, de stress, d’irritation, d’asthénie, de mal de tête, de troubles de la vigilance ou de l’équilibre et des nausées (« mal de mer ») ont été décrits. Ces réactions peuvent être dues à la mise en vibration de certains organes digestifs, cardio-vasculaires, respiratoires ou des globes oculaires. Au seuil d’audition, des expériences faites sur des sujets sourds et entendant ont montré que des changements de l’état de vigilance des sujets étaient bien dus à une stimulation cochléaire. À des niveaux plus élevés, les symptômes précédents s’amplifient et peuvent devenir insupportables si les durées d’exposition sont trop importantes. »


Mme Hélène Lipietz   Sénatrice EELV  vient de poser au gouvernement une question écrite à ce sujet. Le principe de précaution voudrait que ce  domaine soit exploré ainsi  que le préconise le Ministère de la Santé britannique dans son rapport (. Les plaintes existent bel et bien partout à travers le monde et rapportent toutes les mêmes effets secondaires sur les systèmes auditifs, vestibulaires et cardio-vasculaires.


Les mesures de bruit résiduel incluses dans les études d’impact sont  faites en db(A) et sont donc limitées aux fréquences audibles par l'être humain qui s'étendent de 20 à 20 000 (20 K) Hz. Pour pouvoir comparer  les modifications du spectre sonore total avant et après l’installation des éoliennes, il faut faire préalablement une mesure des fréquences s’étendant de 1/10 Hz jusqu’à la bande des ultrasons ou au minimum des mesure en db(G) Seul ce type d’enregistrement permettra de procéder ensuite à un comparatif via une analyse Fourier mettant en évidence la présence ou l'absence des fréquences de tous niveaux induites par les éoliennes.


L’évaluation de l’impact et les mesures nécessaires à son suivi doivent être faites dans ce domaine comme elles sont faites dans les autres domaines.


Les précédents scandales sanitaires ne nous ont-ils rien appris ? Et faut-il à nouveau sacrifier le principe de précaution sur l’autel du profit individuel ?

Pour en savoir plus trois  documents  sur le sujet :  

Publication INRS
Conférence Claude RENARD 
Eoliennes et santé dossier très complet par "Avis de Tempête Cévenole" +++

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